Tous les constats convergent : les jeunes connaissent davantage de problèmes de santé, qu’il s’agisse d’obésité, de carences alimentaires, de difficultés d’apprentissage, d’anxiété, de dépression, de retards de croissance ou de mauvaise condition physique.
À ces problèmes s’ajoutent souvent une faible estime de soi, un faible sentiment d’appartenance à l’école et à la communauté ainsi qu’une augmentation des comportements à risques comme la violence et la délinquance. De plus, la persistance du décrochage scolaire constitue une autre manifestation des difficultés qu’éprouvent les jeunes et contribue à perpétuer le cycle de l’exclusion sociale. Ces éléments affectent encore plus fortement les jeunes issus de milieux défavorisés.
Les experts en prévention de la santé sont unanimes : il faut intervenir tôt sur les habitudes de vie et, dans ce contexte, l’activité physique et sportive est un domaine d’intervention important, car il procure des bienfaits considérables pour la santé et la qualité de vie. Des études indiquent une importante relation entre le niveau d’activité physique et la réduction de l’incidence de certaines maladies chroniques. Sur le plan psychosocial, on observe que l’activité physique et sportive contribue à accroître l’estime de soi, à développer des habiletés sociales, à réduire les comportements à risques et elle favorise la réussite scolaire. Si les familles sont au cœur des changements souhaités, les services de garde, les écoles, l'industrie agroalimentaire et les municipalités sont aussi visés par les recommandations.
Des études et des rapports qui soutiennent le plan d’action de Québec en Forme
La Fondation Lucie et André Chagnon s’est donnée en 2001 pour mission de contribuer au développement et à l’amélioration de la santé par la prévention de la pauvreté et de la maladie en agissant principalement auprès des enfants et de leurs parents. C’est dans le cadre de cette mission qu’elle a pris l’initiative d’entreprendre une vaste consultation auprès de chercheurs, d’experts et d’intervenants provenant de différents secteurs (santé, éducation, sport, etc.). Cette consultation majeure a permis à la Fondation Lucie et André Chagnon de définir les voies d’actions à privilégier pour réaliser sa mission et obtenir des résultats durables.
Dans les années qui ont suivi ces démarches menées par la Fondation Lucie et André Chagnon, parallèlement au Québec et ailleurs, plusieurs initiatives joignent le mouvement mondial qui suggère l’importance d’agir tôt auprès des jeunes, de les inviter à adopter de saines habitudes de vie.
Entre autres, une étude menée en 2002 par le « California Department of education » démontre un lien direct entre la condition physique des enfants et leurs résultats scolaires.
(Les résultats de cette étude sont disponibles, en anglais seulement)
www.cde.ca.gov/ta/tg/pf/documents/rptgov2002.pdf
De plus, à l’automne 2004, suite au Forum des générations, le maire de Sherbrooke M. Jean Perrault et son comité de travail ont été mandatés par le gouvernement québécois pour produire une étude favorisant la mobilisation des efforts en prévention ainsi que l’amélioration des saines habitudes de vie chez les jeunes.
Le rapport produit fait état de la condition physique médiocre des jeunes au Québec et recommande au gouvernement du Québec d’agir rapidement en mettant en place une stratégie nationale de lutte contre l’obésité, qui doit viser l’individu, la famille et la collectivité.
www.briller.gouv.qc.ca/documentation/pdf/rapport_perrault.pdf
C’est suite au rapport Perrault, en 2006, que le gouvernement du Québec a mis en place le plan d’action gouvernemental de promotion des saines habitudes de vie et de prévention des problèmes reliés au poids.
Ce plan, « Investir pour l’avenir », veut améliorer la qualité de vie des Québécois en facilitant, par différents moyens, l'adoption et le maintien d'un mode de vie plus actif et une alimentation plus saine. Parmi les objectifs qu'il embrasse, le plan d'action prévoit, d'ici 2012, la réduction de 2 % du taux d'obésité et de 5 % du taux d'embonpoint, tant chez les adultes que chez les enfants.
www.msss.gouv.qc.ca/documentation/publications.html
